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Agressée sexuellement, elle attaque la FFM

Une ancienne pilote de motocross, victime d’agression sexuelle par son entraîneur déjà condamné, a saisi le tribunal administratif pour dénoncer le « silence coupable » de la Fédération française de motocyclisme.

Alors que la fédération Française des sports de glace doit faire face aux révélations de la patineuse, Sarah Abitbol qui accuse son ancien entraîneur de viol. Des faits similaires ressortent dans plusieurs Fédérations dont celle de la FFM, une requête en indemnisation du préjudice a été déposée contre la Fédération le 21 novembre 2019 auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour avoir « couvert ces agissements » et n'avoir pris « aucune mesure pour les faire cesser ». L'ancienne pilote réclame que la faute de la FFM soit reconnue, et sa responsabilité engagée.

L’homme en question, Michel Mérel, avait finalement été condamné en 2018 à huit ans de prison pour ses viols sur deux jeunes femmes. De son côté, la FFM n’avait donc pas pris les mesures nécessaires, malgré l’ouverture du enquête judiciaire en 2012. Mérel était resté en poste jusqu’en 2017.

Comme le rappelle le site d'information, Mélissa, avait en 2011 alerté la direction de la FFM, des viols subis après ses séances d'entraînement. Le président de la FFM, Jacques Bolle, n'avait « jamais parlé de ce fait à quiconque », et avait également « demandé la même chose » à ses collaborateurs, selon Médiapart.

Contactée par l'AFP, la FFM explique avoir voulu « respecter la présomption d'innocence ». « La Fédération n'est responsable d'aucune faute. Quand Mélissa nous a informés de son souhait de porter plainte en 2011, nous l'avons incitée à le faire », a indiqué Vincent Chaumet-Riffaud, directeur général adjoint de la FFM. « M. Mérel n'était ni un salarié, ni un cadre d'État mis à la disposition de la fédération, ni un prestataire, ni un élu. Il avait un centre d'entraînement affilié à la Fédération mais nous n'avions aucun pouvoir de police sur lui »,avant de poursuivre « en 2015, ni la justice ni l'administration n'ont jugé utile de lui interdire de continuer à enseigner lors de son premier procès, mais seulement de recevoir des jeunes filles mineures dans le cadre de son activité ».