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Carlos Riveira, ancien mécanicien de Ryan Dungey, revient sur ses réglages

Une moto de course est une chose personnelle, et chaque pilote aime que sa machine soit configurée à son goût. Après tout, pour battre les meilleurs pilotes du monde, vous devez être à l'aise sur la moto. Rencontre avec Carlos Riveira, le mécanicien de Ryan Dungey de l'époque, pour en savoir un peu plus sur la 450SX-F.

"Pour les suspensions c'était toujours en fonction de la piste avec Ryan. Parfois il aimait qu'elles soient raides, parfois nous devions les rendre plus souples, il y a eu certaines années ou les suspensions restaient souple toute la saison. Certains gars aiment une fourche vraiment rigide et un amortisseur souple, mais lui était plutôt neutre, il fallait que ce soit équilibré. Les suspensions étaient une grosse partie de notre travail, nous arrêtions jamais. Il faut toujours s'améliorer parce que tout le monde fait la même chose. Nous allions essayer un nouveau réglage et si il était bon, nous le conservions. Ryan Dungey était plus pointilleux avec les suspensions que toute autre chose sur la moto.


Pour la partie moteur, Ryan aimait qu'il soit très doux, mais il fallait qu'il puisse être agressif avec si il avait besoin. C’est un équilibre entre la fluidité et l'agressivité.

Ryan Dungey était l'un des gars les plus simples en matière de pneus. Il utilisait le même pneu avant intermédiaire pour pratiquement toute la saison. L'arrière, nous savions à peu près ce que nous allions mettre aussi, à moins que le terrain soit compact. Si c’était vraiment difficile, nous partions sur un pneu plus agressif pour les conditions difficiles. Sinon, il utilisait les mêmes pneus, pour les différentes conditions, durs, souple ou boueux. Il roulait toute la semaine avec les mêmes pneus et il ne voulait pas changer le jour de la course. Il voulait quelque chose de prévisible qu'il connaissait, pas quelque chose où il ne savait pas comment la moto allait réagir dans certaines sections de la piste.


En ce qui concerne les leviers et le guidon de Ryan, il fallait que ça bouge durant la journée jusqu'au Main Event. Nous commencions généralement avec une position standard, mais il aimait beaucoup déplacer les commandes de haut en bas, je ne sais pas pourquoi. À la fin de la soirée, nous finissions parfois par revenir à la première position! Je ne dirais pas qu'il était difficile. Il était toujours à 100% et il attendait de nous que nous fassions de même. Mon travail était de lui faciliter la vie, donc jamais je me permettrais de dire que Ryan était compliqué.

La hauteur de la selle de Ryan était standard, mais il aimait la housse nervurée. Il aimait avoir les sangles dessus. Certains gars les utilise uniquement dans la boue, mais pour lui fallait qu'elles soient présentes à chaque course parce qu'il aimait cette adhérence supplémentaire."