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5 minutes avec Gautier Paulin, objectif 2020 !

Gautier Paulin a connu une excellente saison lors de sa première année avec Wilvo Yamaha. Il a remporté la quatrième place du championnat mondial et a semblé se ressaisir rapidement, entretien avec notre capitaine de l'équipe de France.

Maintenant qu’il a un an d'ancienneté avec l’équipe, Paulin espère évoluer encore plus l’année prochaine avec le soutien de l’usine. Le pilote très concentré, dévoué et professionnel sait que préparation et travail acharné sont la clé de l’amélioration.

Tu avais une nouvelle équipe, une nouvelle moto pour cette saison et tu as commencé la saison en force, mais tu as perdu la troisième place du championnat du monde lors de la phase finale. Quel est ton opinion sur la saison?
Très heureux avec l’équipe Monster Energy Wilvo Yamaha, l’équipe a trois ans et nous avons eu un long chemin à parcourir, et le travail acharné a porté ses fruits. J’ai vraiment commencé la saison en force mais je n’étais pas aussi fort que je le voulais. J'ai perdu la troisième place du championnat et fini quatrième du championnat, il n'y a pas de quoi avoir honte, nous travaillerons encore plus l'année prochaine.

L’équipe s’améliorera en se procurant les équipements d’usine, nous sommes donc en route. La première année c'est toujours difficile de travailler avec de nouvelles personnes et d’atteindre le sommet, nous sommes au championnat du monde. Je suis heureux avec l’équipe, c’est probablement le meilleur que j’ai eu jusqu’à présent, j’adore rouler tous les jours sur ma moto.

L'équipe fait tout ce qu'elle peut. C'est la catégorie MXGP, le championnat du monde avec les meilleurs pilotes du monde. Si vous terminez quatrième, vous terminez quatrième, si vous gagnez, le motocross est plus accessible que la F1 mais depuis combien de temps Ferrari s'efforce-t-il de gagner à nouveau en F1? Ils ont mis des millions, tout le monde travaille si dur. Yamaha et Monster feront de leur mieux et je ferai de mon mieux.

Tu as un style très propre et technique, c'est toujours un plaisir de te regarder rouler, mais cela signifie-t-il que tu es plus exigeant avec les réglages pour avoir les bonnes sensations ou tu es assez souple avec les réglages?
Je sais ce que je veux, donc je sais où je veux être et quels sont les objectifs. Donc, je travaille d'arrache-pied pour y arriver, je suis assez cool sur les réglages de la moto, je n'ai pas demandé de trucs étranges. Nous sommes sur le moteur principalement mais il est plus fort parce que j’aime rouler sur le couple, et sur la suspension, je n’ai pas une fourche aussi rigide que celle des pilotes Américains. Je sais ce que je veux avec les freins et tout et je travaille avec l'équipe pour cela. Quelques journalistes ont essayé ma moto et la plupart l’aiment.

Le niveau est vraiment élevé en MXGP, Herlings, Cairoli et Desalle seront de retour, tu as beaucoup de talent, mais quel est le petit plus dont tu aurais besoin pour revenir régulièrement sur le podium la saison prochaine?
Les grands noms sont toujours présents depuis plus de dix ans, il s’agit donc uniquement des journalistes et de la passion. En motocross ou dans le sport en général, quand vous pensez être là, vous n’êtes plus là. Chaque épreuve tu dois toujours être au top, ce ne sera pas seulement la première ou la dernière course, ce sera chaque seconde de chaque week-end ou il faudra être à fond, c’est un sport de haut niveau.

Est-ce que ça aide d'avoir un coéquipier avec qui on s'entend bien pour aider à s'encourager et s’entraîner?
Oui, c’était l’équipe de rêve, nous avons bien travaillé ensemble. C’est bien dans notre sport d’avoir ça. Nous faisons du bon travail et vous le voyez dans les résultats. Je suis ici pour faire la course et Arnaud (Tonus) aussi, ce fut une année réussie. C'était génial.

En regardant de l’extérieur, la catégorie a l’air très costaud si tu commences en 5e ou en 15e position, c’est une bataille à chaque tour. Est-il difficile de garder cette concentration pendant les deux courses avec cette intensité autour de toi?
Non, c’est amusant. C’est très amusant de lutter contre ces gars-là. Tu mentionnes les noms mais ce sont toujours les mêmes noms, qui d'autre va arriver? Prado? Il sera fort mais il y a tellement d'autres pilotes costauds. Il faut être là, rester fort, avoir une bonne moto, il faut un peu de chance et beaucoup de travail.

Interview : Jonathan McCready et Tom Jacobs Gatedrop.com